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Manger la ville ! Naissance d’une première canopée
septembre 29, 2007, 11:01
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Une histoire de chamans,
juillet 30, 2007, 5:19
Filed under: Une approche chamanique ...

Le chamanisme s’applique à de petites sociétés dont le mode de vie est étroitement dépendant de la nature. C’est aux populations sibérienne (les Tunguz de Sibérie) et esquimaude que l’on attribue l’origine de ces pratiques. C’est un système qui constitue une « religion ». Le chamanisme réunit les choses, au lieu de les éloigner. Pour lui le monde est un tout, une unité divisée en plusieurs réalités. Son objectif consiste à relier ces différentes réalités pour tendre vers l’harmonie. Le Praticien voyagera dans le Monde Non-Ordinaire, comme un grand arbre, entre le Monde d’ En-Bas (les racines), le monde du Milieu (le tronc) et le Monde d’ En-Haut (le feuillage).



Arrêter le dialogue intérieur…
juillet 30, 2007, 5:17
Filed under: Une approche chamanique ...

« Les choses sont réelles que lorsqu’on a appris à accepter leur réalité. »

 

Le monde, qui n’est qu’une représentation, se maintient par le dialogue intérieur. Sans cesse, nous nous parlons à nous-même, entretenant ainsi notre représentation, celle que nous avons appris.

La réalité de notre vie quotidienne réside en un continuel flot d’interprétations perceptuelles que nous avons appris à faire.

Ainsi, le « monde » n’est qu’une simple représentation qui devient description « puisque nous pensons à propos de tout », et que nous regardons comme nous pensons. La description qu’on nous a donnée devient ainsi perception lorsque nous y prêtons attention, et notre attention est toujours dirigée vers elle. L’attention est la clef de toutes choses. « Ce rocher, sur lequel nous sommes assis, est un rocher car nous avons été contraints à lui accorder notre attention en tant que rocher. » Voir : les enseignements d’un sorcier yaqui, Carlos Castañeda, p. . Le rocher est « ainsi », et perçu ordinairement par tous de la même façon, parce que tous nous lui prêtons le même genre d’attention, et cette attention dépend de la description qui nous a été donnée.

La mémoire est ainsi évidemment l’autre clef de la perception: nous ne faisons que nous souvenir, nos perceptions ne sont que des souvenirs, et notre mémoire est sélective. Nous prêtons uniquement attention aux choses qui entrent dans la description apprise. Nous censurons spontanément nos sensations. Le rôle de la raison est de contraindre à interpréter le monde de façon étroite et sélective: elle constitue ainsi un « moule » par lequel nous « créons » l’univers.



…afin de stopper le monde,
juillet 30, 2007, 5:17
Filed under: Une approche chamanique ...

Tout l’enseignement des sorciers amène à « stopper le monde », c’est-à-dire arrêter le dialogue intérieur. Dans « le monde stoppé », la représentation partielle n’a plus cours: c’est donc la totalité qui jaillit et la totalité du monde est appréhendée par la totalité de l’être.

« Stopper le monde » c’est arrêter de le « faire », c’est-à dire de le fabriquer sans cesse en se parlant à soi-même, en se disant toujours ce que sont les choses.

Ainsi par rapport au monde immédiat, notre perception est toujours en défaut. Nous ne sommes que perception. Les choses ne sont comme nous les croyons que parce que nous les croyons comme nous les pensons. Le monde se conforme à la description que donne notre pensée: la « foi » nous fait défendre notre représentation et nous donne le sentiment érroné de « vérité » : ce qui constitue notre « faire ».

« Ce rocher, dit Don Juan, est rocher à cause du faire. Faire est ce qui rend ce rocher rocher et ce buisson buisson. Ainsi, le monde est le monde parce que tu connais le « faire » impliqué en le rendant tel. Sans ce « faire » , rien ne serait plus familier pour nous. »

Voir : les enseignements d’un sorcier yaqui, Carlos Castañeda, p.

 

« Faire » implique une série d’éléments qui permettent son fonctionnement. Si un élément vient à faire défaut, le « faire » s’écroule. C’est pourquoi la raison, et dans la société, des hommes spécialisés à la raison « infaillible », prennent grand soin de conserver tous les éléments en état de marche. Une faille, et le « faire » créateur de la structure, s’écroule. Cela s’appelle folie pour l’homme ordinaire.

 

Le « faire » est alors un « faisceau de sentiments » qui s’assemble toujours suivant le même mode. La raison ne fait que reproduire un ordre extérieur dont elle ne sait rien; un ensemble de sentiments qu’elle ne fait que décrire, et ses « explications » sont forcément inadéquates, car la raison n’a pas elle-même de raison.

 

C’est par conséquent détruire le primat de la raison en se référant au corps, au « Sentiments »qui dit ce que sont les choses bien mieux que la raison ; c’est par conséquent faire écrouler la notion de « vérité » comme critère suprême.



Une approche holistique,
juillet 30, 2007, 5:16
Filed under: Une approche chamanique ...

Le chamanisme est une approche holistique. Il s’agit de traiter la personne dans son ensemble et non plus de cibler sur les maux isolés . En Europe, cette approche fut commune jusqu’à l’âge où l’homme est devenu plus égocentrique dans son attitude envers la nature. Ce n’est que maintenant que les gens commencent à réaliser ce qu’ils ont perdu : l’habilitée de coexister intuitivement avec la nature.

L’essence de la culture chamanique est vue comme un moyen de restaurer la balance entre l’homme et la nature et par conséquent restaurer l’harmonie globale de la Terre. Plusieurs prophéties parlent de notre époque comme de l’approche de l’inévitable fin du monde. En effet, nous avons crée à petit feu la fin de notre propre monde. La pollution de l’air et de l’eau, l’enterrement de déchets toxiques, la destruction des forêts d’Amazonie, de la couches d’ozone, les variations de températures…

Tout ceci est le résultat de notre abandon des anciennes valeurs chamaniques. Cette culture voit la Terre, les animaux et les hommes comme des parties d’une entité entière en évolution. C’est l’art de rétablir l’ EQUILIBRE entre le VISIBLE et l’INVISIBLE. Entre notre dimension matérielle-terrestre et les dimensions spirituelles de notre

monde.

 



LES PROUESSES DES LIANES
mai 20, 2007, 10:57
Filed under: Tome 2
Les lianes sont les plus longues plantes de la forêt et résistent mieux que les arbres. Leurs trajets en trois dimensions au sein d’une parcelle forestière fournissent de précieuses indications sur l’histoire de la parcelle.
De plus, pour grimper, elles disposent de remarquables dispositifs d’accrochage. D’une espèce à l’autre, ce sont des rameaux en zigzag, des tiges volubiles, des ventouses, des flagelles à crochets, des vrilles, des poils semblables à ceux d’un Velcro, des tire-bouchons, etc…
Elles ont cependant un handicap: elles n’ont guère de rigidité mécanique, car elles n’investissent pas beaucoup, contrairement aux arbres, dans les tissus de soutien. Il s’agit de la perversion de sa lecture: l’ apparente rigidité et dureté de la liane n’est que souplesse et légèreté.
Leur manque de rigidité mécanique ne devrait leur permettre ni de s’élever seules verticalement sur une hauteur de 20-30 mètres, ni même horizontalement parcourir des distances de 10-15 mètres, qui séparent l’arbre support des arbres voisins. Cependant elles semblent réaliser ce genre d’exploit, elles s’élancent en direction de la canopée puis vers les couronnes voisines de la cime.
Ce paradoxe peut s’éclaircir si l’on tient compte de ce que la liane ne fait que refléter les étapes de vie des arbres-supports. La liane ne peut certes pas s’élever seule mais peut accompagner la croissance en hauteur de l’arbre. Elle ne peut pas plus franchir seule de longs trajets horizontaux mais elle a su à un moment utiliser une branche séparant deux cimes et se raccrocher au nouveau support. Une liane dessine-t-elle une spirale dans le vide ? Elle ne fait que révéler la mort et la disparition d’un arbre qui lui a servi de support intermédiaire. Ainsi la « lecture » des trajets des lianes permet d’accéder à l’histoire locale de la forêt.
De plus, les lianes qui investissent peu dans la rigidité de leur tronc, sont économes en ce qui concerne le soutien mécanique de leurs feuilles. Il s’agit d’une économie en carbone, l’élément de base qui fournit aux arbres leur rigidité. Les feuilles des lianes, moins riche en carbone que celles des arbres, sont en revanche plus riche en azote, ce qui va de pair avec une photosynthèse plus active, une plus grande faculté à s’adapter à des éclairements variés, donc, une plus grande compétitivité que celle des arbres-supports.


Génétique,
mai 14, 2007, 11:48
Filed under: Tome 2

Quel est la place qu’occupe les arbres parmi les autres êtres vivants ?

Le génome c’est la somme des informations relatives au développement d’un organisme – de l’oeuf à l’adulte – et à son fonctionnement d’un bout à l’autre de sa vie. Il n’y a rien de plus fondamental que le génome pour un organisme. Cependant cette définition gagne toutefois à être modulée selon que l’organisme est un animal ou une plante. Chez l’animal – rat, phoques, papillons ou l’être humain – le génome est stable dans l’espace et le temps. La stabilité spatiale fait que quelque soit la cellule concernée ( du pied ou les neurones du cerveau), il s’agit du même génome. Le foetus que nous avons été et le vieillard que nous serons disposent aussi du même génome. C’est la stabilité temporelle. Cette double stabilité est le résultat d’un système immunitaire qui élimine toutes cellules dont le génome, par suite d’une mutation, ne serait pas conforme à la norme habituelle.

La stabilité spatiotemporelle du génome est LA règle, chez l’animal.

Les plantes ne semblent pas soumises à cette règle; les arbres auraient des génomes dépourvus de stabilité spatiotemporelle, car leurs cellules embryonnaires, pour la plupart situées au niveau de la canopée, reçoivent une irradiation UV mutagène et qu’ils ne disposent pas de véritable système immunitaire. Il faut percevoir la plante autrement que sous l’aspect d’une individualité. La notion d’individu ne s’applique pas aux plantes. Celles-ci sont potentiellement une et multiples. Elles sont ensembles de nombreuses plantes potentielles et non pas des êtres uniques individuels.

Cette découverte assez récente de la botanique laissent entrevoir la possibilité que ces êtres multiples perçus par les chamansla possibilité que ces êtres multiples perçus par les chamans lors de leurs visions seraient une perception défocalisée, voire personnalisée pour le chaman de la diversité génétique intra-plante. Effectivement, les chamans reconnaissent pour une seule et même plante, la présence de nombreux esprits. Pour certaines d’entre elles, il est possible de dénombrer ainsi des esprits respectifs pour les racines, d’autres pour les feuilles et les écorces etc.