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Timidité des Cimes
mai 14, 2007, 9:43
Filed under: Tome 2

Beaucoup d’essences ne sont pas timides : les cimes se touchent et leurs branches s’entremêlent d’une cime à l’autre de façon très libérale. Mais il existe des arbres timides, qui ne touchent pas leurs voisins. En Europe, les chênes verts et les pins parasols sont de bons exemples. Entre deux cimes proches, on remarque la présence d’une fente de timidité d’environ 50 cm de largeur.

Ce terme est certes anthropomorphique mais décrit bien la situation.

Mais la timidité ne s’exprime pas seulement entre les arbres: lorsqu’un arbre timide devient suffisamment grand et âgé, la timidité s’installe entre les unités architecturales périphériques qui constituent sa couronne, confirmant d’ailleurs la nature coloniaire de cette dernière.

Ce phénomène reste encore aujourd’hui un mystère. Des recherches ont été faites sur le sujet et plus précisément sur l’hypothèse d’un échange de messages gazeux entre des cimes timides. Les températures ayant atteint 50°C sur la canopée, les dispositifs mis en place ont fondu.

La nature coloniaire des arbres soulève un autre problème, mais cette fois génétique.



Les plus grands de tous les êtres vivants,
mai 14, 2007, 9:42
Filed under: Tome 2

Les arbres sont les plus grands êtres vivants que la Terre ait jamais portés. Ils établissent leur canopée à 35-45 mètres de haut, mais certains d’entre eux atteignent 50-60 mètres, parfois d’avantage. Quand on parle de hauteur d’arbres, cela ne concerne que la partie émergeant du sol.

Les lianes quant à elles sont beaucoup plus longues que ne le sont les arbres les plus haut puisqu’elles peuvent atteindre 300 mètres de longueur, voir pour certaines familles les 1000 mètres.

 

Contrairement aux animaux, les plantes, dit Mark Moffett, nous semblent immobiles mais il serait naïf de croire qu’elle le sont réellement et nous devrions plutôt refuser cet anthropocentrisme qui nous empêche de voir au delà de notre échelle de temps habituelle. Imaginons une grande forêt tropicale, sombre et silencieuse mais grouillante de vies multiples; au travers d’un air saturé d’humidité, une colonne de lumière indique le trou dans la canopée laissé par la chute d’un grand arbre, et à hauteur d’homme, d’ innombrables jeunes arbres et lianes sont en pleine croissance.

Les éléments mobiles de ce tableau, sont les animaux, quelques insectes, quelques oiseaux… Cependant, les plantes semblent immobiles , et pourtant en s’appliquant il est possible de voir la croissance spirale d’une liane vigoureuse, dont la vitesse est celle de la grande aiguille d’une montre.

 

Imaginons qu’il nous soit possible de multiplier par cent la vitesse d’écoulement/perceptions du temps. Ainsi 1minute de ce temps correspond à un peu moins de deux heures du temps habituel. Les déplacements des animaux sont maintenant trop rapide pour être perçu nettement alors que les mouvements des plantes, en réalité leur croissance, sont évidents. C’est à vue d’oeil que les tiges poussent vers le ciel, que les jeunes feuilles s’ouvrent et que les lianes s’enroulent autour des troncs. Le schéma décrit reste encore assez paisible.

 

Multiplions encore par cent la vitesse de l’écoulement du temps : une minute d’observation correspond alors environ à huit jours. Les animaux ne sont plus que de brefs scintillements et ce qui bouge maintenant ce ne sont plus que les plantes. On perçoit aisément la vigueur avec laquelle elles s’élancent vers la lumière, vers la canopée. Il est fascinant de percevoir la compétition qui les opposent les unes aux autres : cette lutte pour la croissance, pour la survie.

Prenons, l’exemple du figuier étrangleur. Ses racines se soudent en réseau et se referment lentement sur l’arbre support. Tandis que la croissance devient ainsi une vaste source de mouvements majestueux, les fleurs et les fruits évoluent trop vite pour être perçus autrement que sous la forme brefs éclairs de couleurs : la sexualité des plantes partagent l’échelle de temps des animaux et la nôtre.

Encore une accélération par cent: notre minute d’observation correspond maintenant à 2 ans. Les animaux ont complètement disparu, effacé par leur mobilité. Le mouvement des plantes, s’il reste assez calme dans le sous-bois, tend à devenir quelque peu frénétique dans les strates hautes, les plus éclairées, en contact avec la canopée. Les lianes se battent en une sorte de féroce fourmillement, s’affaissant avec leurs arbres supports puis repartant vers le haut comme des flèches.

Une dernière accélération et notre minute couvre maintenant deux siècles. A son tour, le mouvement des plantes devient trop rapide pour être clairement perçu, ce qui apparaît alors, c’est l’écologie de la forêt en action. Le figuier étrangle son support et s’effondre.

 

 

Le fait que les arbres aient une architecture coloniaire entraîne une bien curieuse conséquence, qui reste pour l’instant totalement inexpliquée, la « timidité des cimes ».



BIOCLIMATOLOGIE
mai 12, 2007, 10:25
Filed under: Tome 2

Dans le cas de la forêt Amazonienne, on parlera de bioclimat plutôt que de climat. La forêt tropicale est un lieu ou la vie a une importance prépondérante. Dans la haute atmosphère, sur un océan, ou au milieu du désert, les mesures portent directement sur le climat général; mais ce dernier se trouve profondément modifié par l ‘influence des êtres vivants lorsqu’il s’agit d’une forêt et ce que l’on mesure est, dans ce cas, un compromis.

La variation de l’humidité de l’air serait le facteur écologique déterminant au niveau de la canopée. En effet, alors que l’humidité atmosphérique relative est de 100% pendant la nuit – la forêt est alors dans la brume – elle tombe à 40% en milieu de journée lorsque le temps est ensoleillé. Ces conditions quasiment sahariennes entraînent beaucoup d’arbres dans une véritable « dépression de midi » : au lieu de tirer parti du puissant ensoleillement méridien, ils réduisent ou même interrompent leur activité photosynthétique. L’image peu à peu s’impose d’une canopée qui s’endort, entre onze heures et quinze heures, sous le grand soleil de l’équateur.

L’ozone, O3, gaz bleuté à la bizarre odeur d’arc électrique, n’a pas d’activité biologique directe. Il existe en forêt tropicale un rythme quotidien dans la teneur de l’air en ozone; cette teneur est forte pendant le jour et elle s’abaisse la nuit, par dépôt de l’ozone sur la canopée.

D’après certaines études d’entomologistes , il s’avère que 75% des insectes vivent sur la canopée contradictoirement les dégâts faits aux feuilles par les insectes herbivores sont nettement plus importants en bas, en sous-bois. Cette étude de la « pression herbivore » apporte des précisions importantes concernant les lianes. Elles constituent, au niveau de la canopée, de véritable passerelles entre les arbres, lesquels deviennent ainsi accessibles à une quantité d’insectes herbivores incapables de voler. Chose étrange les lianes sont moitié moins attaquées par les insectes que les arbres qui leur servent de support. Les lianes bénéficient elles de protections biochimiques plus efficaces que celles des arbres ?

Quelque soit l’importance des populations d’insectes qui vivent en haut des arbres, quelle que soit la fascination qu’elles exercent sur les naturalistes, il faut reconnaître que leur rôle, dans la canopée, est forcement subordonné à celui des plantes qui les supportent, les abritent, les nourrissent. Une canopée forestière est par définition formée de plantes, de cimes d’arbres ou de lianes, de plantes épiphytes ou parasites.



Là HaUt !
mai 12, 2007, 8:48
Filed under: Tome 2

« Les fleurs apparaissent seulement sur la surface externe du vaste dôme de verdure exposé aux rayons verticaux du soleil; beaucoup de ces arbres, à moins d’une centaine de pieds de haut, ne portent pas une seule fleur. L’unique manière d’admirer la gloire de la forêt serait de naviguer doucement, dans un ballon, au-dessus de l’ondulante surface fleurie; c’est là un délice qui est probablement réservé aux voyageurs du futur. »


Growing up, projet de R&SIE



problématique: paRt 1
mai 12, 2007, 7:05
Filed under: pLôMe

 

2100 : 10 milliards d’hommes sur Terre dont la moitié vivra dans les villes.

Même si l’échéance parraît éloigné, il est de notre devoir de nous en préoccuper.
D’amorcer une démarche comportementale, d’imaginer notre futur patrimoine.

Aujourd’hui, la ville s’étend. Ses limites deviennent imprécises. 
Elle se transforme, dessinant de nouvelles formes urbaines. Mais jusqu’à quel point ?
 
La notion de densité soulève controverses et incompréhensions.
La ville est un espace dense : elle facilite le mélange des fonctions et l’optimisation des réseaux.
Plus économes en espace, les villes agglomérées offrent un espace public vivant, porteur de liens sociaux et d’échanges.
Cependant, pouvons-nous parler de densité urbaine sans la définir précisement.
Prenons l’exemple d’un quartier de bureaux. Sa densité en pleine journée et en soirée n’est pas la meme,
donc finalement la densité n’est pas toujours quantifiable.

C’est à ce moment qu’entre en jeu la notion de « motif ». Il s’agit d’une répétition de forme bien définie. 
Ainsi, la répétition d’un type de densité pourrait créer un motif urbain. (image ci-dessus)

Motif de densite ? Motifs ET densité ? Motifs OU densité ?

Il s’agit içi d’un début de constat, relatif à la ville . L’axe principal de la problématique.