Classé dans : Tome 2
Beaucoup d’essences ne sont pas timides : les cimes se touchent et leurs branches s’entremêlent d’une cime à l’autre de façon très libérale. Mais il existe des arbres timides, qui ne touchent pas leurs voisins. En Europe, les chênes verts et les pins parasols sont de bons exemples. Entre deux cimes proches, on remarque la présence d’une fente de timidité d’environ 50 cm de largeur.
Ce terme est certes anthropomorphique mais décrit bien la situation.
Mais la timidité ne s’exprime pas seulement entre les arbres: lorsqu’un arbre timide devient suffisamment grand et âgé, la timidité s’installe entre les unités architecturales périphériques qui constituent sa couronne, confirmant d’ailleurs la nature coloniaire de cette dernière.
Ce phénomène reste encore aujourd’hui un mystère. Des recherches ont été faites sur le sujet et plus précisément sur l’hypothèse d’un échange de messages gazeux entre des cimes timides. Les températures ayant atteint 50°C sur la canopée, les dispositifs mis en place ont fondu.
La nature coloniaire des arbres soulève un autre problème, mais cette fois génétique.
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